the middle east Calvo

Le conflit du Proche-Orient et la guerre mondiale menée par l’Islam

Michael Calvo, docteur en droit et avocat israélien, a publié voici quelques mois un livre majeur dont j’aurais du traiter depuis longtemps. Je le fais enfin. Ce n’est pas un livre sur la guerre islamique menée contre Israël. C’est bien davantage : c’est le livre majeur sur le sujet.

En pas moins de 540 pages, Michael Calvo explique, de manière précise et rigoureuse, pourquoi aucune paix n’est possible avec les organisations “palestiniennes”, mais aussi et surtout pourquoi l’attitude complaisante et souvent complice du monde occidental vis-à-vis de ces dernières a des conséquences très lourdes pour la paix mondiale. On ne peut, de fait, accepter, encourager, financer le terrorisme “palestinien”, qui est essentiellement un terrorisme islamique (ce que font les gouvernements occidentaux depuis des décennies), et prétendre combattre le terrorisme islamique ailleurs. On ne peut non plus prétendre régler le problème de plus en plus grave que pose l’islam dans les sociétés occidentales et éviter de regarder en face des composants majeurs de l’islam, tels que l’idée que l’islam doit conquérir le monde et soumettre l’humanité entière, ou le fait que l’islam considère que tout territoire intégré au dar al-islam doit l’être irréversiblement.

Michael Calvo montre, détails à l’appui, que le terrorisme “palestinien” n’a cessé de faire partie intégrante de la nébuleuse terroriste islamique et n’a cessé d’avoir des liens avec d’autres réseaux terroristes islamiques (ce qui n’est pas étonnant dès lors que Yasser Arafat, neveu du mufti nazi antisémite Amin al Husseini, vient en ligne directe de la confrérie des Frères Musulmans et n’a cessé de prendre son inspiration dans le Coran).

Il montre aussi que la volonté d’effacer Israël de la carte du monde, qui est celle de l’OLP devenue Autorité Palestinienne et celle du Hamas ne peut être dissociée du projet plus large de conquête et de soumission inhérent à l’islam, et vise à effacer le caractère islamiquement intolérable de la renaissance d’un Etat non musulman sur des terres conquises par l’islam (caractère d’autant plus intolérable que cet Etat est un Etat juif, donc un Etat peuplé et dirigé par des gens censés être dhimmi, inférieurs, subalternes, humiliés). Il décrit à juste titre la guerre islamique contre Israël comme une guerre “théologique” indissociable de la guerre théologique plus vaste que conduit l’islam contre l’Occident.

Il explique en ce contexte que toute prétention à vouloir passer un accord quel qu’il soit avec les organisations “palestiniennes” est une prétention délétère (que les organisations “palestiniennes” ne peuvent considérer que comme l’opportunité d’obtenir des concessions sans pour autant mettre fin à la guerre). Il souligne que toute concession accordée par Israël n’est pas perçue comme un geste de bonne volonté mais comme un signe de faiblesse et comme un encouragement à poursuivre et à intensifier le combat, signe qui est perçu de la même façon par les autres organisations terroristes islamiques. Ce qui explique que les concessions successives faites par des gouvernements israéliens depuis des décennies n’ont pas fait avancer vers une solution, mais ont au contraire jeté de l’huile sur le feu, et que les exigences de concessions énoncées par des gouvernements occidentaux n’ont fait et ne font que rajouter de l’huile sur le feu (et ne calment pas les terroristes islamiques présents dans le monde occidental, bien au contraire).

Chapitre apres chapitre (le livre en compte onze), Michael Calvo explique la logique systémique du terrorisme islamique et dit que considérer les attentats comme des événements séparés les uns des autres est une erreur : “les attaques ne sont pas une chaîne d’événements sporadiques initiés par des individus, mais le résultat d’un plan bien organisé et d’un projet politique”. Il explique que le terrorisme islamique repose sur une préparation psychologique qui commence par les prêches prononcés dans les mosquées, et se continue par l’intimidation des dirigeants politiques et la transformation des médias en courroies de transmission de la propagande terroriste islamique. Les organisation “palestiniennes” sont passées maîtres dans l’intimidation des dirigeants politiques et dans la transformation des médias en courroies de transmission (le chapitre trois, intitulé “la manipulation des médias et des esprits” revient de façon rigoureuse et implacable sur l’impact planétaire de l’affaire al Dura).

Michael Calvo explique aussi que la création de l’Autorité Palestinienne a été considérée d’emblée par l’OLP comme une victoire à même de lui permettre d’intensifier ses opérations terroristes (et par les autres organisations islamiques comme des victoires aussi pour elles) : l’argent versé à l’Autorité Palestinienne a financé et finance le terrorisme islamique palestinien mais a aussi servi et sert à financer d’autres groupes terroristes islamiques. La création de l’Autorité Palestinienne a montré aussi aux organisations terroristes islamiques que le terrorisme peut payer et qu’en le pratiquant, une organisation terroriste islamique peut obtenir un Etat (car Michael Calvo le montre, l’Autorité Palestinienne jouit de toutes les prérogatives d’un Etat) et faire fonctionner cet Etat comme un Etat terroriste avec subventions occidentales.

Michael Calvo souligne que le fait que le terrorisme islamique palestinien soit traité avec mansuétude, voire honoré par des dirigeants occidentaux (les actes de l’Autorité Palestinienne, sans parler de ceux du Hamas, relèvent du “crime contre l’humanité” et du crime génocidaire, mais ne font l’objet d’aucune poursuite ou condamnation internationale explique Michael Calvo) contribue en soi à renforcer tout le terrorisme islamique et à disséminer non seulement la haine anti-israélienne dans le monde occidental, mais aussi l’idée que l’Occident recule avec lacheté.

Dans la dernière partie du livre, Michael Calvo explique le danger suicidaire auquel l’Europe s’expose elle-même en se conduisant comme elle se conduit, et ajoute que quand bien même elles ont prétendu soutenir Israël (et l’ont effectivement fait), toutes les administrations américaines jusqu’à l’administration Obama ont pratiqué l’apaisement vis-à-vis des organisations terroristes islamiques palestiniennes, y compris l’administration de George Walker Bush. Il souligne qu’avec Obama, ce fut bien pire puisque, tout en menant un travail de sape constant contre Israël, Obama a tout fait pour que les Frères Musulmans prennent le pouvoir dans le monde sunnite et pour que l’Iran des mollahs accède à l’arme atomique,

Le livre s’achève sur les perspectives ouvertes par l’administration Trump, qui est la première administration à refuser l’apaisement, à traiter l’Autorité Palestinienne comme une organisation terroriste islamique (Trump a exigé qu’elle cesse d’inciter au terrorisme et de financer le terrorisme, elle a refusé) et à comprendre tout à la fois la situation dans laquelle se trouve Israël et ce que cette situation signifie pour la paix mondiale.

Michael Calvo ne propose pas de solution. Mais en donnant les explications qu’il donne, il montre ce qu’il ne faut pas faire. Le terrorisme islamique doit être détruit, et ne doit jamais être récompensé. Les organisations terroristes islamiques “palestiniennes” doivent être détruites en priorité, et l’argent qui les récompense doit cesser d’être versé immédiatement.

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